FASCIA

Notre approche

Les fascias font de plus en plus l’intérêt de la communauté médicale internationale. Ces découvertes bouleversent et nourrissent également notre compréhension du Pilates. Depuis plusieurs années déjà nous sommes convaincus par cette nouvelle approche thérapeutique et corporelle, et c’est auprès de CPM Education (Karin Locher) que nous avons « re-éduqué » nos corps à travers la méthode Pilates éclairée par les brillantes découvertes de Thomas Myers et Anatomy Trains. A travers notre enseignement chez Namaha, nous cherchons simplement à rétablir le mouvement naturel des fascias, ce qui permet de réactiver les forces d’autorégulation de l’organisme. Pour une solution durable à une douleur, même ponctuelle, il est donc nécessaire de rétablir l'équilibre du corps dans son entier. Et c’est également la vision que Joseph Pilates avait du corps, cet ensemble indissociable d’os, de muscles, de tissus conjonctifs. De la bonne santé de ce filet ajusté que sont les fascias découle un corps élastique et dynamique disponible pour le mouvement, pour la vie. Nous approfondissons continuellement nos connaissances à ce sujet auprès d’organismes réputés, en suisse et à l’étranger.

Les fascias

Les fascias sont de minces membranes fibreuses et malléables qui enveloppent toutes les structures du corps . Ils forment un réseau qui supporte et relie toutes ces structures - comme un filet bien ajusté. D'où l'appellation qu'on leur donne parfois de « deuxième squelette », ou encore de « structure subtile ». Les fascias jouent un rôle fondamental dans l'équilibre physiologique et, par conséquent, dans le bien-être psychique. Or, comme tous les tissus vivants, ils peuvent être blessés ou malades. Quelques approches thérapeutiques manuelles ont donc été conçues expressément pour les soigner et les entretenir. Les plus connues sont le Rolfing, KMI (Kinesis Myofascial Integration), Hellerwork ainsi que la fasciathérapie et la fasciapulsologie.

Les fascias · des tissus méconnus

La biologie ne s'intéresse aux fascias que depuis peu de temps. Officiellement, les premières descriptions anatomiques auraient eu lieu dans les années 1930, en France. Toutefois, on reconnaît généralement à la biochimiste américaine Ida Rolf d'avoir été, vers la même époque, la première à étudier leurs propriétés, dont leur aspect « plastique » (qui peut garder des empreintes). Cette recherche l'a d'ailleurs menée à mettre au point le Rolfing. Les fascias, ainsi que les tendons et les ligaments, font partie de ce qu'on appelle globalement les tissus conjonctifs. Ceux-ci sont constitués en grande partie de collagène, une protéine complexe qui, à l'état sain, possède une consistance gélatineuse. Lorsqu'ils sont sains, ceux-ci sont lâches et la peau peut y glisser aisément, sauf à certains endroits comme les paumes et les voûtes plantaires. On rencontre ensuite les fascias moyens et profonds, plus denses et coriaces; le diaphragme, par exemple, est un fascia.

Note. Le relâchement myofascial (myofascial release ou trigger point release), qui n'est pas une approche complète, mais une technique conçue dans le cadre de l'ostéopathie, est maintenant pratiqué par divers intervenants, dont les massothérapeutes. Il vise surtout à dégager certaines contractions à partir de points de tension très localisés appelées « points gâchettes ».

Les fascias · des tissus qui peuvent souffrir

Les fascias peuvent parfois être atteints de troubles d'ordre chronique. Il s'agit de crispations et de durcissements ou, quand les fascias perdent leur visco-élasticité, « d'adhérences ». Dans ce cas, les différents muscles ou parties de muscles n'arrivent plus à glisser aisément les uns sur les autres. Ces problèmes surgissent à la suite de stress, de mauvaises habitudes posturales, de traumatismes (physiques ou psychologiques) ou encore du vieillissement. Des fascias qui ont perdu leurs propriétés peuvent engendrer divers problèmes comme de la douleur, des spasmes ou des tensions musculaires chroniques, une perturbation du métabolisme du muscle, une gêne articulaire, une mauvaise circulation de la lymphe, ou encore un déséquilibre dans les alignements corporels. Ces problèmes peuvent alors entraîner d’autres conséquences, comme des troubles digestifs, des névralgies, des difficultés respiratoires ou une fatigue générale. Selon Philip E. Greenman, professeur d'ostéopathie à l’Université du Michigan, un petit changement dans le myofascia peut causer un important stress physiologique dans le corps. Ainsi, une restriction dans une articulation d’une jambe peut faire que la marche exige 40 % plus d'énergie; et si deux articulations sont contraintes dans la même jambe, l'effort peut aller jusqu'à 300%.

Tom Myers, Auteur de Anatomy Trains